Valence et ses amis arméniens

Fort du soutien des élus, des cadres et des adhérents, l’Union pour un Mouvement Populaire se déclare majoritairement hostile à l’adhésion de la Turquie.
L’Union européenne est construite sur le respect des principes des Droits de l’Homme. Or, aujourd’hui la Turquie ne remplit pas ces critères fondamentaux. Elle n’appartient pas au continent européen. Sa conflictualité la place au cœur de nombreux contentieux : l’occupation militaire du tiers de l’île de Chypre depuis 1974, la discrimination de la minorité kurde et la négation du génocide arménien de 1915 (extermination des Arméniens par les Turcs qui a fait plus de 1 500 000 morts, soit les 2/3 du peuple arménien). En revanche, l’UMP, par la voix de son président Nicolas SARKOZY, est convaincue qu’il est plus opportun de proposer un partenariat privilégié avec les pays de l’arc méditerranéen dont la Turquie.
Dans les années 90, Joseph DIMIJIAN, Jean-Noël GOCHGARIAN et Noubar KECHICHIAN, aujourd’hui tous trois élus de la majorité municipale de Valence, ont contacté un jeune conseiller général, Patrick LABAUNE, pour lui demander de s’engager dans la défense de la cause arménienne, pour obtenir la condamnation de ce génocide.
L’élu a découvert cette communauté en 1986. Il a joué un rôle actif pour que la France condamne le génocide.
En tant que parlementaire (1993-1997, 2002-2007), Patrick LABAUNE a informé ses collègues, posé des questions écrites au gouvernement et déposé une proposition de loi pour défendre la mémoire du peuple arménien.
En tant que maire de Valence (1995-2004), il a aidé la communauté valentinoise (10 % des valentinois ont une origine arménienne) et ses nombreuses associations pour jumeler la ville avec celle de Itchévan et a décidé de créer le centre du patrimoine arménien, unique en Europe.
Ce centre de mémoire, inauguré en juin 2005, a été mis en chantier dès 1995 par Noubar KECHICHIAN, maire adjoint UMP au Développement socio-éducatif. La muséographie, fut écrite par Marie BACHY et validée en 1998. En 2001, une délégation spécifique a été créée et confiée à Annie ROMY-KOULAKSEZIAN, conseillère municipale pour finaliser le projet.
La création du Centre est une première pour la diaspora arménienne. Il transmet une mémoire collective, propose une réflexion sur les thèmes du génocide, de l’exil, de l’identité et de l’intégration.
A noter aussi, que la ville de Bourg les Valence a inauguré le samedi 13 novembre 2005 son "Square du 24 avril 1915", le lieu de mémoire dédié aux victimes du génocide, en présence du Président de la République du Karabagh, Arkady GHOUGASSIAN.
(Paru dans le journal de la circonscription "La Une de l'Info", numéro 3, janvier 2006).
Yoann Prin, membre valentinois élu du comité UMP Drôme | Valence
|
samedi 25 février 2006 à 23:55 |
0
|
0







